Passionnante osmose entre rien et le néant. Pléonasme dirons nous ? Sans doute, peut-être, qui sait...
Les mots c'est quoi ? C'est rien, c'est tout, c'est vide et plein à la fois. Vocabulaire impromptu dans des phrases vierges de valeur. Lecteur aguerri qui comprend que tout ça n'est qu'un leurre.
En effet c'est gonflé, criblé, jonché d'impertinence. Ca veut rien dire, donc veut tout dire.
Ecrivaine ratée, blâmée, secouée, démoralisée. Ecrivaine flattée, chouchoutée, amusée, sommée de faire paraître son art qui en somme n'en est pas un. C'est beau l'ambiguïté c'est beau la trivialité, c'est beau le confus et le nul. C'est beau car c'est moche au fond. Ce qui sert à rien est inutile donc gênant. C'est banal. Les mots se rebellent en se fixant là, ils font leur cinéma, ont le premier rôle, des idoles ? Même pas. Ils sont incongrus, inconnus, « invoulus », invendus et ne prenne même pas sens en étant lut dans la tête ou à voix haute, c'est pathétique comme c'est inintéressant, pas marrant et lassant.
Et pourtant, ça s'écrit sans réflexion, sans effort. Ca se lit sans but, sans fin, sur des airs monotone, de jour d'automne, sans dictaphone.
Le jeu est lancé. Il n'y a pas de règles. Juste un instrument, le crayon, fidèle allier, pas toujours sensé, mais près à déconner. Et c'est parti, c'est loin d'être fini, il faut tenir mon p'tit. Des phrases courtes. Gamines, juvéniles et d'autres mots en « ile »... Qui s'enclave, se sentent esclave, se heurtent et fleurtent, se frôlent, jouent un rôle. Enchaîner, regrouper, assembler ainsi des noms, des thèmes, des adjectifs, des rimes... Ca fait marrer. Enfin non. Ni même pleurer. Ca fait rien. Ca occupe. Et encore...
C'est puissant comme c'est con. C'est tout le paradoxe du jeu. C'est la mort cet oxymore. Pas de règle donc mais un but peut-être. Enfin je crois. Celui de capter l'attention du lecteur. Difficile, pas facile, faut être docile. Faut l'emmener, le traîner, le porter. Vers où ? Là est la clef du jeu. Nulle part évidemment ! C'est un jeu bâtard, une tare. Car tout ça c'est que du rien. Je l'ai déjà dit, je me répète, mais peut-on trop dire « rien » ?
On continue ? C'est infinissable, insatiable, inlassable, interminable, insupportable. J'avance sans prudence. T'ais-je perdu lecteur ? Peut-être, sur ment, certainement, ça ne serait pas étonnant. Si tu t'accroches, que tu lis toujours, t'as du cran ! Ou du temps... Si t'es toujours présent, on continu notre périple dans le slow des mots. On va où ? Je te l'ai dit, j'en sais rien. Quitte à toi de me quitter à l'instant, soudainement, lâchement ou impuissant. Je te retiens pas, je te force pas, laisse-moi, abandonne-moi. Cesse de lire, de me pourrir, de me maudire car c'est clair que ça ne te rendra pas plus grand, pas plus intelligent ni même plus important. Ca ne t'apportera rien de continuer à mes côtés, tout comme ça ne m'apporte rien, nada, niet, quedal. C'est le leitmotiv de l'épopée, on est bercé par le « rien ». Rien donc tout ? Ben non. Ca ne serait pas logique. Enfin je crois. Enfin qui sait, rien n'est logique dans notre société.
On s'enfonce ? T'en as marre de ce cauchemar ? Ben lache-moi. Cesse de lire, c'est très con ce que j'écris, tu l'as pas encore compris ?
Je me « médiocralise » alors je te fais porter le chapeau. Ce n'est pas beau, pas jojo...
Faut que je te sème, que je feinte pour te perdre dans la vague de ces mots. Non, en fait, je t'aime bien. Si tu lis encore, c'est que t'apprécie, donc je te remercie, c'est gentil. Quoi que. Tu lis peut-être dans le vide comme j'écris dans le vent. Dans ce cas on se comprend ? Pas question, aucune chance, j'espère pas. Car inutile de le rapler mais il n'y a rien à comprendre dans tout ça. Je parle pour ne rien dire, reste loin de ma folie, de mon manque de réparti.
Donc voila, en fin de compte, si t'es encore là, à lire tout ce charabia, à retenir, à réfléchir sur tout ça, sur ce que j'écris là, ce qui sort du fin fond de moi, je le redit, je te remercie et je t'apprécie.
Et j'espère que t'as passé une bonne lecture, sans fracture, ni blessure, ça se censure.
Tu sais des fois, ce n'est pas toi qui débloques si tu ne comprends pas ce que j'explicite là, ce qui ne te concernes pas. C'est normal, je te l'ai dit, je t'ai mené ici par le banal, par le sale, par l'« incommodable » et le pas acceptable ; Comme quoi écrire, c'est tout bête, c'est même chouette, des sornettes...
De fait, pas d'inquiétude si le bilan est mauvais, pas censé, inachevé et pas de qualité. C'est voulut, c'était couru, et je ne le referais plus. Je me relis et je m'ennuie, j'ai le tournis, c'est pourri.
C'était long, pas très bon, et tout con, mais si t'es toujours là ami lecteur, merci à toi, relis surtout pas et dit toi que je suis juste une fille comme ça.