Avant propos

Et bien voilà, chose promise, chose due.

Ce blog, sorte de " book", je pensais le creer depuis longtemps déjà, seulement le manque de temps et de motivation ont eu raison de moi, jusqu'à retarder son echeance un peu trop longtemps.

Mais hier soir j'ai put avoir une nouvelle conversation avec mon " psy" personnel, un grand esprit de ce monde, j'ai nommé, m'sieur Fab ;o)

Il m'a réveillé de ce "coma litteraire" dans lequel je me complaisée par feignantise.

De fait, après avoir attentivement écouté ses critiques et conseils, je me suis décidée à passer le cap et (re) mettre à jour un blog " litteraire"

Voici donc quelques uns de mes textes, déjà publiés auparavant dans Ce blog mais comme promis à Fab une fois encore, je publie quelques nouveautés.

Je n'ai la pretention de rien en mettant en ligne mes textes. Je sais qu'écrire, c'est la passion de beaucoup de personnes dans ce monde, que c'est une sorte de purificateur, de confessional, d'echapatoire à la realité meme parfois; Et donc beaucoup écrivent bien mieux que moi. ( je les envie d'ailleurs...)

Je ne revendique donc rien ici seulement mes pensées les plus banales, mes souvenirs les plus sombres, et le plus souvent, des chimeres ou des situations inventées.

Je precise à ce sujet d'ailleurs que si certains textes sont très proche de moi, de ce que je ou j'ai put ressentir, la majorité d'entres-eux n'en reste pas moins des fictions.

# Posté le vendredi 10 novembre 2006 03:38

1/ Triste monologue

Je me suis toujours dit qu'écrire c'était un peu ma seule raison. Jongler avec les mots, jouer sur l'ambiguïté des phrases, donner un double sens à des idées singulières. C'est simpa dans l'ensemble. Et puis, pour me garder de modestie, je dirais que j'ai toujours perçue chez moi une certaine aisance dans cet exercice. Exemple type, depuis le premier instant auquel j'ai posé mon crayon sur ce papier, la mine n'a pas quittée le cahier plus d'une seconde, elle-même nécessaire à la "sautée" entre chaque mot. Autrement dit, écrire, c'est simple. Il semble même qu'il n'est pas nécessaire de réfléchir, que les mots viennent d'eux mêmes à mes doigts, puis au bout de la mine. Ils se glissent avec aisance sur la feuille vierge sans grand effort.
Ecrire n'éveille même pas mes sens. Ca me semble si naturel, que je ne ressens plus rien. J'écris inlassablement. Je juxtapose sur une ligne, un paragraphe, une page, des mots qui enchaînés prennent peu à peu sens. J'aimerais savoir quoi dire. Mais je ne sais jamais par avance. Alors j'improvise. Je commence par un mot -en toute logique- qui devient rapidement une phrase puis une idée. Cette première phrase introductive en appelle une autre; une soeur, une amie.
Alors je continue. En silence. J'entends seulement le bruit singulier et prenant de la mine du crayon qui se détériore sous mes doigts en laissant sur une feuille vierge, d'interminables caractères gris. La page est vite remplie. Déjà il faut qu'elle laisse place à sa cadette. Derrière elle, elle attend. Elle attend d'être noircie, raturée, salie. C'est sa destinée. Elle est là simplement pour recevoir des mots, parfois des dessins. Peu douée en dessin, je n'ai que des lettres à lui offrir. Elle accepte silencieuse. C'est déjà bien. Certaines de ses congénères finissent en boules, déchirées, froissées, brûlées, mouillées. Elle, elle va seulement être noircie puis tournée. Loin des yeux d'autrui. Je repasserais la voir peut-être un jour. Par hasard... en ouvrant de vieux écrits. Je n'y porterais certainement pas une grande attention, la trouvant porteuse de phrase et de vocabulaire trop médiocre et sans sens. Alors je refermerai sur elle la couverture du cahier usé et la rangerai à nouveau dans un tiroir ou elle patientera de plus bel. Sa mission sera en effet finie depuis longtemps. Une feuille de papier n'est qu'éphémère. J'aurais simplement le respect de ne pas trop l'abîmer. Après je ne garantie aucune attention particulière. Je n'aime pas me relire. C'est si futile ce que je peux raconter. Je garantie que des phrases, après la pertinence n'est sur ment pas de mise. Le respect de la langue française encore moins. En effet, je sème en même temps que tout ceci, de vulgaires fautes d'orthographes ou de syntaxe. Ce n'est pas volontaire. Ce n'est pas vraiment "évité" non plus. Je suis la seule à lire ceci. Alors si il manque un "S" par-ci ou si un verbe n'est pas correctement conjugué par-là, peu importe. Je ne m'auto-punierais pas en réclamant comme "punition" la réécriture une 50ène de fois du mot en question, dans un meilleur orthographe. Je tilterai simplement sur cette incongruité" de vocabulaire et, flemme oblige, je ne prendrai même pas la peine de rectifier mon erreur. Un mot est un mot. Faute ou pas, à mes yeux, il a le même sens, le bon sens. Je sais également que les idées fusants dans mon esprits et débordant presque de la mine de mon "ustensile", je ne prends pas forcement la peine de m'appliquer. Autant dans le fond que dans la forme. La calligraphie n'est pas parfaite, parfois une lettre en semble une autre et un mot peut dès lors perdre son sens dans l'ambiguïté d'une lettre mal faite. Il me semble en ce moment que tout est lisible. Mais qu'en sera-t-il dans une semaine? Dans un mois? Dans une année? Alors je me dis que si je butte un jour dans ma "relecture", je ne pourrais n'en vouloir qu'à moi-même. Moi qui, quelques lignes plus haut, m'auto-avertissé des "dangers" d'une négligence de l'écriture. Tampis si plus tard je n'arrive plus à me relire remarque...J'écris tellement que ce n'est pas une phrase perdue qui me tuera. Plus je continue et plus il me semble que je m'enfonce d'ailleurs. Dans un gouffre, celui de l'impertinence et du confus. Ce que j'écris a, du début à la fin, jamais vraiment prit de sens puisque je me suis contentée de décrire mes faits et les ressentis qui accompagnés ces derniers. Rien de bien original. Tout est bien trivial. Au point même que je me dis qu'il est tant de tout stopper. Mon crayon tient pourtant encore le coup. C'est un dur, il peut en noircir des pages encore! Ma main, elle par contre, je ne lui garantie pas une telle fraîcheur. En effet je la sens déjà s'engourdir.
Ainsi je vais la laisser se reposer et finir de nourrir mon crayon pour un temps. Pour un temps oui... Car il a encore du chemin à faire le gaillard! Il a encore tant de pages à charmer le Dom Juan des cahiers...
Repos bien mérité pour chacun.
Je laisse orpheline ce bas de page encore vierge et laisse sur sa faim ce haut de page inachevé. Je mets en vacances ce crayon qui n'a pus séduire totalement cette page-ci et met en repos ma main fatiguée.
A plus tard.
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# Posté le vendredi 10 novembre 2006 03:39

2/ Faut suivre

Passionnante osmose entre rien et le néant. Pléonasme dirons nous ? Sans doute, peut-être, qui sait...
Les mots c'est quoi ? C'est rien, c'est tout, c'est vide et plein à la fois. Vocabulaire impromptu dans des phrases vierges de valeur. Lecteur aguerri qui comprend que tout ça n'est qu'un leurre.
En effet c'est gonflé, criblé, jonché d'impertinence. Ca veut rien dire, donc veut tout dire.
Ecrivaine ratée, blâmée, secouée, démoralisée. Ecrivaine flattée, chouchoutée, amusée, sommée de faire paraître son art qui en somme n'en est pas un. C'est beau l'ambiguïté c'est beau la trivialité, c'est beau le confus et le nul. C'est beau car c'est moche au fond. Ce qui sert à rien est inutile donc gênant. C'est banal. Les mots se rebellent en se fixant là, ils font leur cinéma, ont le premier rôle, des idoles ? Même pas. Ils sont incongrus, inconnus, « invoulus », invendus et ne prenne même pas sens en étant lut dans la tête ou à voix haute, c'est pathétique comme c'est inintéressant, pas marrant et lassant.
Et pourtant, ça s'écrit sans réflexion, sans effort. Ca se lit sans but, sans fin, sur des airs monotone, de jour d'automne, sans dictaphone.
Le jeu est lancé. Il n'y a pas de règles. Juste un instrument, le crayon, fidèle allier, pas toujours sensé, mais près à déconner. Et c'est parti, c'est loin d'être fini, il faut tenir mon p'tit. Des phrases courtes. Gamines, juvéniles et d'autres mots en « ile »... Qui s'enclave, se sentent esclave, se heurtent et fleurtent, se frôlent, jouent un rôle. Enchaîner, regrouper, assembler ainsi des noms, des thèmes, des adjectifs, des rimes... Ca fait marrer. Enfin non. Ni même pleurer. Ca fait rien. Ca occupe. Et encore...
C'est puissant comme c'est con. C'est tout le paradoxe du jeu. C'est la mort cet oxymore. Pas de règle donc mais un but peut-être. Enfin je crois. Celui de capter l'attention du lecteur. Difficile, pas facile, faut être docile. Faut l'emmener, le traîner, le porter. Vers où ? Là est la clef du jeu. Nulle part évidemment ! C'est un jeu bâtard, une tare. Car tout ça c'est que du rien. Je l'ai déjà dit, je me répète, mais peut-on trop dire « rien » ?
On continue ? C'est infinissable, insatiable, inlassable, interminable, insupportable. J'avance sans prudence. T'ais-je perdu lecteur ? Peut-être, sur ment, certainement, ça ne serait pas étonnant. Si tu t'accroches, que tu lis toujours, t'as du cran ! Ou du temps... Si t'es toujours présent, on continu notre périple dans le slow des mots. On va où ? Je te l'ai dit, j'en sais rien. Quitte à toi de me quitter à l'instant, soudainement, lâchement ou impuissant. Je te retiens pas, je te force pas, laisse-moi, abandonne-moi. Cesse de lire, de me pourrir, de me maudire car c'est clair que ça ne te rendra pas plus grand, pas plus intelligent ni même plus important. Ca ne t'apportera rien de continuer à mes côtés, tout comme ça ne m'apporte rien, nada, niet, quedal. C'est le leitmotiv de l'épopée, on est bercé par le « rien ». Rien donc tout ? Ben non. Ca ne serait pas logique. Enfin je crois. Enfin qui sait, rien n'est logique dans notre société.
On s'enfonce ? T'en as marre de ce cauchemar ? Ben lache-moi. Cesse de lire, c'est très con ce que j'écris, tu l'as pas encore compris ?
Je me « médiocralise » alors je te fais porter le chapeau. Ce n'est pas beau, pas jojo...
Faut que je te sème, que je feinte pour te perdre dans la vague de ces mots. Non, en fait, je t'aime bien. Si tu lis encore, c'est que t'apprécie, donc je te remercie, c'est gentil. Quoi que. Tu lis peut-être dans le vide comme j'écris dans le vent. Dans ce cas on se comprend ? Pas question, aucune chance, j'espère pas. Car inutile de le rapler mais il n'y a rien à comprendre dans tout ça. Je parle pour ne rien dire, reste loin de ma folie, de mon manque de réparti.
Donc voila, en fin de compte, si t'es encore là, à lire tout ce charabia, à retenir, à réfléchir sur tout ça, sur ce que j'écris là, ce qui sort du fin fond de moi, je le redit, je te remercie et je t'apprécie.
Et j'espère que t'as passé une bonne lecture, sans fracture, ni blessure, ça se censure.
Tu sais des fois, ce n'est pas toi qui débloques si tu ne comprends pas ce que j'explicite là, ce qui ne te concernes pas. C'est normal, je te l'ai dit, je t'ai mené ici par le banal, par le sale, par l'« incommodable » et le pas acceptable ; Comme quoi écrire, c'est tout bête, c'est même chouette, des sornettes...
De fait, pas d'inquiétude si le bilan est mauvais, pas censé, inachevé et pas de qualité. C'est voulut, c'était couru, et je ne le referais plus. Je me relis et je m'ennuie, j'ai le tournis, c'est pourri.
C'était long, pas très bon, et tout con, mais si t'es toujours là ami lecteur, merci à toi, relis surtout pas et dit toi que je suis juste une fille comme ça.
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# Posté le vendredi 10 novembre 2006 03:43

Modifié le lundi 30 juillet 2007 17:48

3/ Point de larmes

Point de larmes


Je te le jure, je ne pleurerais pas
Je te le jure, je ne te retiendrais pas
Je ferais semblant de rien
Et te laisserais poursuivre ton destin

Amis qui se séparent c'est malheureux
Amant qui se déchirent c'est douloureux
Mon âme s½ur qui me quitte, c'est dramatique
Mon c½ur je t'aime, finissons en vite

Tu n'avais pas le droit de choisir la fin
De ce qu'on n'a vécu, notre si belle histoire...
Même si tu mets ainsi terme à tant de chagrin
Je t'en veux, t'es la source de mes déboires

T'es là tu me fixes et tu ne dis rien
Je suis là je te fixe, te tenant la main
Ultime moment de notre amour passionnel,
Ultime instant, ça y est déjà, ton train t'appel

Il entre en gare, y'a plus d'espoir
Plus de possibilité de se réveiller
C'est bel est bien un cauchemar
Le quai nous tiens, impossible de reculer

Je ne pleure pas, je ne pleure pas
Et toi qui ries, tout semble moins froid
Une dernière bise, et tu me laisses là
Adieu mon c½ur, Adieu mon roi
Je ne veux plus entendre parler de toi...
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# Posté le vendredi 10 novembre 2006 03:47

Modifié le lundi 30 juillet 2007 17:55

4/ Va t'en

Va t'en

Qu'est-ce que tu fout là ?! Fou moi le camps
Je peux pas tenir, j'ten prie vas-t-en !
Te savoir là me glace le sang
Tous ces souvenirs c'est plus de notre temps

Prends tes affaires et refermes cette porte
Prends avec toi ces utopies mortes
Ils ne valent rien tes beaux discours
Ils sont mêmes nuls, tu deviens lourd

Va-t-en va-t-en le vent t'attend
Fui avec lui, j'te quitte maintenant
Va-t-en va-t-en, tant qu'il est temps
Tant que j'ai l'âme qui pisse le sang

Cesse dont de faire le chien battu
Arrête mon amour, tu sais que ça me tue
Je t'aime, je t'aime, mais j'en peux plus
Quitte moi sur le champs, je ne te veux plus

Mais non je te jure, t'es pas un con
C'est pas de ta faute, je veux juste qu'on rompt
Pourquoi ? Comment ? Tu ne comprends pa ...
Mais moi non plus, c'est ça le pire j'crois

Va-t-en va-t-en le vent t'attend
Fui avec lui, j'te quitte maintenant
Va-t-en va-t-en, tant qu'il est temps
Tant que j'ai l'âme qui pisse le sang

Sèches moi ces pleures, ça me fait peine
Un homme ça ne pleure pas, arrête ça me gêne
Ressaisi toi, j'te mérite pas !
Une autre t'attends, bien mieux que moi

Ouvre les yeux j'suis pas celle que tu crois
Je ne suis pas pour toi, fui loin de moi
Des solutions j'nen vois aucune
Ferme cette porte, va faire ta vie, c'est sans rancunes.....
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# Posté le vendredi 10 novembre 2006 03:48

Modifié le vendredi 10 novembre 2006 04:18